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Le blog de Kenzo

Héliostat de pensées

 

Nouveau site

Après une longue période d'efforts répartis dans le temps, je me suis affranchi de Blogger (le moteur de blog de Google). Mon nouveau blog, qui tourne sur mon propre serveur - et qui est bien mieux bien sûr ! ;) - marche enfin : http://blog.louis-kenzo.com.

 
 

Hollywood filme énormément de films et de séries à Vancouver ; apparement ça coute moins cher. Toujours est-il qu'ils ne filment pas qu'en studio : ils filment à la fac aussi ! :D Ces quelques derniers jours, des tonnes de matériel, cables, générateurs et autres projecteurs étaient entreposées dans les couloirs.


Il y avait même des chars sur le stade d'athlé, un hélico qui volait au dessus des bâtiments, et des soldats et autres policiers déambulaient dans les couloirs ^_^. Paramount était en train de filmer The Day the Earth Stood Still, et tout le monde espérait voir Keanu Reeves... mais finalement il avait déjà fini de tourner ses scènes, pas de chance !


La quantité de matériel qu'ils amènent juste pour filmer quelques scènes est vraiment impressionante, la logistique doit être bien rodée. Une demie douzaine de générateurs gros comme des voitures d'où serpentent des tapis de câbles, qui alimentent des légions projecteurs, qui éclairent à leur tour des murs de réflecteurs ; des décors à monter, des chars à acheminer, de la nourriture pour tout le monde ; des centaines de personnes à coordoner...

Voilà pourquoi dans les films à gros budget il y a un générique interminable :D

 
 

Voilà mon labo à SFU, vu depuis le "tunnel" suspendu qui y mène, et la photo opposée, qui regarde le tunnel depuis mon labo:


Le bâtiment est neuf, tout marche bien ; ça change de Valrose. Mais au dela de ça - l'INRIA est pas mal aussi - l'ambiance est différente ici. Ce n'est pas vraiment mieux équipé (le système d'imprimantes est pas génial), mais l'endroit semble mieux mélanger étudiants et professeurs. Petite vue d'intérieur:

 
 

Ca fait une semaine que je suis arrivé et je suis bien installé maintenant donc je vais commencer à blogger. Vous aimez surement les photos/illustrations c'est plus facile que de lire du texte ^_^ :

Voilà ma nouvelle maison ! En fait c'est sur le campus donc j'ai juste à faire 100 m pour entrer dans la fac et aller au boulot :D Il y a aussi des petits commerce dans le même bâtiment au rez-de-chaussée : un bureau de poste, une épicerie, des restos étudiants pas cher (même des sushis !), un coiffeur, ... Tout ce qu'il faut. Une bonne salle de gym aussi dans le bâtiment. Et les drapeaux marquent une grosse station de bus de la fac.

 
 

Le don du sang

Il est intéressant de voir qu'en France et au Canada, les stocks de sang se font exclusivement par les fameux dons du sang, par des volontaires dans les universités, lycées, dans la rue ou variété d'autres endroits. Aux États-Unis, le "don" de sang est soit volontaire, soit payé.

La raison pour laquelle la France et le Canada interdisent les dons payés, c'est qu'ils sont notoirement plus risqués (le risque est reconnu aux US aussi bien sur). En effet, il n'est pas difficile d'imaginer que quelqu'un qui vient faire un don payé le fait pour l'argent, et qu'il a donc une bonne raison de mentir pour donner son sang et être payé quand même.

Le sang n'est donc pas un "marché" ouvert en France et au Canada, et par conséquent, on est toujours à la limite en ce qui concerne les stocks de sang disponibles. Aux États-Unis, les donations ont plus de risque d'être non acceptables, et coûteuses, mais les problèmes de stocks se régulent par l'offre et la demande.

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MPG et L/100km

Quand il est question de voitures et de carburant, les anglo-saxons utilisent les miles-per-gallon (mpg), et les européens les litres-au-cent (L/100km). Qui a raison ?

Approche

On voit bien que "l'une est l'inverse de l'autre", et dans le point de vue plus formel de l'analyse dimensionnelle dans le SI, la première mesure est une distance sur un volume, de dimension [m.m-3] = [m-2], et la deuxième un volume sur une distance, de dimension [m3.m-1] = [m2].

On ne parle donc déjà pas de la même chose ; vu que les deux unités n'ont pas la même dimension, elles ne mesurent pas le même concept (quantité physique). Alors qui mesure quoi, et est-ce qu'il y en a une plus logique que l'autre ?

Conceptualisation

Le L/100km mesure ce qu'on peut simplement appeler une consommation. Le mpg mesure non pas une efficacité, mais ce que les anglo-saxons appellent fuel economy, terme qui profite de la plasticité de la langue anglaise et que l'on comprend bien ; ce serait quelque chose comme "économicité en carburant" en français.

Pour savoir ce qui est le plus approprié, il faut préciser dans quelles situations on entend utiliser ces unités. Dans le cas présent, on parle des situations de la vie quotidienne:

  1. Quand on achète une voiture, c'est un avantage si elle consomme peu en moyenne, si elle est économique en carburant.
  2. Quand on surveille si on n'a pas conduit comme un fou et si on a été économique en carburant lorsqu'on refait le plein, on regarde le kilométrage depuis le dernier plein, et on calcule la consommation moyenne.
  3. Si on a une voiture avec un ordinateur de bord moderne, on peut surveiller (par curiosité ou par mesure d'économie de carburant) la consommation instantanée.
Empiriquement, je dirais que plus ce qu'on mesure est une moyenne, une propriété intrinsèque de l'objet en question, et plus le mpg semble naturel ; à l'inverse, plus ce qu'on mesure est instantané et plus il semble significatif de parler en L/100km.

Remarques plus subjectives

Quand on essaye de rendre ces unités significatives, on imagine des situations réelles : 1 L/100km, ça veut dire qu'à chaque fois qu'on parcours 100km, le moteur a consommé 1L (on imagine 100km, et on doit avoir un L pour les parcourir) ; 1 mpg, ça veut dire qu'on peut franchir 1 mile avec un gallon d'essence (on imagine un gallon, et ça nous permet d'aller à 1 mile d'ici).

Cependant dans la situation réelle 3, si je dis "on est en train de consommer 10L/100km", on prends la mesure de la signification de ce chiffre en imaginant le débit d'essence rentrant dans le moteur à l'instant donné. Par contre en disant "on est à 28mpg", on doit soit se ramener à la notion de consommation, de manière moins aisée, soit se dire "ça veut dire qu'on va mettre 28 miles pour consommer le prochain gallon", ce qui ne reflète en fait aucune réalité, puisque l'instant d'après le chiffre aura changé.

J'ai l'impression que la notion de consommation est une notion qu'on appréhende de manière instantanée, qu'on rattache u moment présent, et qu'on peut étendre à de plus longues durées (comme la consommation moyenne de la voiture) en imaginant que c'est une moyenne. Par contre les mpg sont une notion qui n'a pas facilement un sens à un instant présent, et qu'on comprends mieux sur la durée, à posteriori.

Mais je me rends bien compte que ce ne sont que des impressions de quelqu'un qui n'a jamais pensé en mpg.

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Les ferries à Vancouver et à Nice

Quand je suis allé à Vancouver, j'ai pris le ferry pour aller sur l'île de Vancouver. Et, exemple de cette fierté sympathique déployée même dans l'ignorance par les habitants du meilleur endroit de la Terre, on m'a vanté la taille des ferries de la compagnie locale, BC Ferries. Sur le moment, je me suis dit qu'ils devaient pas être beaucoup plus gros ou modernes que les seuls autres vrais ferries que je connais, entre Nice et la Corse, mais je n'ai rien dit pour raisons d'incertitude.

J'ai vérifié maintenant et voilà quelques jolies graphes pour comparer les bateaux de plus de 100 mètres de BC Ferries à ceux de la SNCM et Corsica Ferries que j'ai pu répertorier. Enjoy ! ^_^


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Youtube vs. Dailymotion

Général

  • L'entreprise Youtube a été fondée le 15 février 2005, Dailymotion le 15 mars 2005.
  • Le site même de Dailymotion a ouvert un mois avant Youtube.
Features
  • Youtube permet d'uploader des vidéos en direct depuis une webcam, depuis décembre 2006. Dailymotion également depuis au moins 1 an de plus que Youtube mais on s'en fout vu que les deux le font maintenant :P
  • Dailymotion permet de géolocaliser les vidéos sur une carte (beta, et un peu pourri pour l'instant) mais pas Youtube.
  • Dailymotion permet d'uploader des vidéos depuis d'autres sites (code inséré) mais pas Youtube.
International
  • Youtube a ouvert des versions internationales en Juin 2007. Dailymotion est international depuis le début.
  • Youtube a 13,5% de trafic depuis les US :O. Dailymotion 42% de trafic depuis la France.
Succès
  • Youtube est beaucoup plus gros que Dailymotion. Dailymotion est le deuxième plus grand site de vidéos avec plus de 3 millions de vidéos en ligne. Youtube a lui plus de 6 millions de vidéos en ligne.
  • Dailymotion a plus de 25 millions de vidéos vues par jour. Youtube a plus de 100 millions de vidéos vues par jour.
Technique
  • Les vidéos de Youtube sont limitées à 100MB et 10 minutes. Les vidéos de Dailymotion sont limitées à 150MB et 20 minutes, mais les MotionMakers (plus de 3000 donc non négligeable non plus) n'ont pas de limite.
  • Les vidéos Youtube sont encodées en 320x240 par le codec H263, avec du son 64kbps mono. Les vidéos Dailymotion sont encodées en 640x480 par le codec VP6, avec du son 96kbps stéréo.
  • L'interface de Dailymotion est beaucoup plus lente, avec un temps de chargement environ 2 fois plus élevé que celui de Youtube.
Et sinon...
Il y a Stage6, où les vidéos sont encodées en DivX et le HD est possible. Bien sûr il y a des tonnes de vidéos en moins.

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Les bons films

Pour faire des généralités, les films français sont trop intellectuels, ont trop peu de moyens, sont dépourvus de bons happy endings construits, de catharsis qui motivent et donnent des frissons, et ont des acteurs pourris qui se croient au théâtre. Les seuls films français passables sont certaines comédies, ou alors quelques exceptions de gars comme Jean-Jacques Annaud ou Luc Besson.

En faisant encore plus de généralités, les films européens ne sont pas bien meilleurs, et les films japonais se perdent dans des délires sadomasochistes violents purulents de frustration sexuelle et de sentiments malsains.

Allé, assez de subjectivité et d'irrationnel, c'est plus simple de dire que j'aime les films américains, pas tous bien sur, mais ce genre de films qui véhiculent des sentiments sains, redonnent le moral aux gens et les divertissent. Des films à grand budgets qui sont bien réalisés, à l'esthétique bien léchée et qui construisent - de manière trop prévisible et simple direz-vous, mais on s'en fout - une catharsis à laquelle on souscrit et qui est l'essence de la dramaturgie, la raison saine pour laquelle on vient voir un bon film.

Pour ce qui est des acteurs français, je ne les trouve pas crédibles par rapport à leurs confrères américains, qui eux, donnent vraiment l'illusion d'être des être humains dans des situations réelles. Il y a visiblement un problème dans la formation des acteurs français. Peut être que le fait que ce soit souvent des rebelles francs-tireurs réactionnaires qui passent par la bande y est pour quelque chose.

Les acteurs américains sont, il me semble, beaucoup plus travailleurs, entraînés et éduqués :

*Matt Damon, Harvard
*Reese Whitherspoon, Stanford
*Edward Norton, Yale
*Natalie Portman, Harvard
*David Duchovny, Princeton, Yale
*Jodie Foster, Yale
*Will Ferrell, USC
*Ben Stiller, UCLA
*Steve Zahn, Harvard
*Whoopi Goldberg, NYU
*Meg Ryan, NYU
*Wentworth Miller (Le héro de Prison Break), Princeton
*Sigourney Weaver, Stanford
*Angelina Jolie, NYU
*Jennifer Connelly, Yale, Stanford
*Tommy Lee Jones, Harvard
*Tim Robbins, UCLA
*Christopher Reeve, Cornell
*Philip Seymour Hoffman, NYU
*Meryl Streep, Yale
*Matthew Fox (Le héro de Lost), Columbia
*Jake Gyllenhaal, Columbia
*Ethan Hawke, NYU, CMU
*Katie Holmes, Columbia
*Alec Baldwin, NYU
*...

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L'envolée des cours du pétrole

Les cours du pétrole ont dépassé dans la semaine les 90$ pour un baril de brut, et sont en ce moment même en train de faire un saut aux alentours des 92$. En même temps, on a l'impression que les records sont battus chaque semaines et leur proclamation "litanique" est limite fatiguante. Cela fait pratiquement 5 ans que cette hausse dure, et elle ne s'arretera pas là.

Evolution jusqu'aujourd'hui

Les chocs pétroliers des années 1970 avaient mené le cours du baril à environ 100$ d'aujourd'hui, et on arrive à ce vrai record (ce n'est qu'en dollar nominal qu'on bat les records), mais pas du tout pour les mêmes raisons. A l'époque des chocs pétroliers, c'était des décisions politiques, des évènements imprévisibles qui avaient fait exploser les prix. En 1973, les pays de l'OPEP avaient décidé de ne plus fournir de pétrole aux pays ayant soutenu Israël pendant la guerre du Kippour, et en 1979 et 1980, c'est la révolution iranienne et la guerre Iran-Iraq qui stoppèrent net la production iranienne, à chaque fois avec les résultats que l'on sait.

Mais aujourd'hui, la production mondiale tourne à plein régime et c'est simplement l'offre et la demande qui font grimper les prix. C'est pour cela que l'augmentation actuelle est vouée à encore s'accentuer : la consommation mondiale augmente rapidement, poussée entre autre par une demande en explosion en Chine, où le marché de l'automobile croit vite. Parallèlement, les pays producteurs de pétrole sont à la limite de leur capacité de production et n'ont aucune marge de maneuvre.

Tout le monde est en tout cas d'accord sur une chose : il va y avoir un pic de production de pétrole, de la même façon qu'il y en a déjà eu un, à une autre échelle, aux Etats-Unis, ou la production a atteint son maximum dans les années 1970. Le désaccord se situe sur le timing, et les estimations varient d'un pic dans 30 ans à un pic déjà passé. Et plus cela arrive tôt, plus on risque une récession globale, de toute l'économie mondiale.

Perspectives

Je n'aime pas trop le catastrophisme et de manière générale je pense que les tenants des positions extrêmes se trompent. En l'occurence je ne crois pas du tout à un retour à l'age de pierre comme certains le prédisent. Mais je ne crois pas non plus à ceux qui annoncent que rien ne va changer, que l'on trouvera le moment venu des solutions que l'on cherche déjà assez pour un pic de production qui n'arrivera que dans 30 ans.

Il n'est pas trop tard, ni trop tôt d'ailleurs, pour adopter un plan réel de transition d'une économie basée sur le pétrole à une économie basée sur des énergie renouvelable. J'en parlerai en détail dans un prochain post, mais je pense que le seul moyen d'arriver à une transition réussie de ce type est de reposer en grande partie sur l'énergie nucléaire pendant qu'on met au point des solutions complètes, renouvelables et réalistes, et de remplacer ensuite progressivement le nucléaire. La France est sur ce point tout à fait exemplaire de ce qu'il faut faire, et parmi tout ce qui ne va pas en France, c'est une des meilleures choses qui soit, et certainement pas des moins importantes.

Le bon plan

En effet, ce type de système est très avantageux : des trois gros secteurs de dépenses énergétique que sont les transports, l'industrie et le domestique, on n'a pratiquement aucune dépendance énergétique dans les deux derniers. De plus, cela entraine une très grosse diminution d les émissions de gaz à effet de serre (la France est le pus petit émetteur per capita des pays développés, plus de 3 fois meilleurs que les USA, qui sont les pires). Evidemment, si on a des masses d'eau on doit utiliser pleinement ce potentiel (ce que fait également la France par ailleurs), mais à moins d'être le Canada, ça ne va pas suffire...

Parallèlement à cette "nucléarisation" temporaire, il faudrait allouer d'importants crédits de recherche au développement de batteries, super-condensateurs, et généralement tout ce qui permettrait d'affranchir le secteur du transport de la dépendance au pétrole au travers de véhicules électriques. Une fois qu'on se débarasse de la dépendance au pétrole dans les transports, le pétrole ne servira que comme matière première pour fabriquer plastiques et autres dérivés, pour lesquels je n'ai aucun doute qu'on pourra les remplacer avantageusement par d'autres métériaux plus propres.

Le mauvais plan

Au contraire, la plus terrible chose à faire serait de continuer comme les USA le font actuellement. Comme pour tant d'autres questions, il est terriblement attristant de voir les Etats-Unis s'entêter dans des positions égoïstes, dirigées vers les avantages à court-terme, et préjudiciables pour l'ensemble de la planète. En plus de ça, les Etats-Unis sont indiscutablement la locomotive de l'économie mondiale, le chef de file d'un modèle qui s'impose partout, et on ne peut que souhaiter dans cette situation une exemplarité, un comportement responsable de leader, plein de maturité, au vu des conséquences sur le monde entier.

Ce modèle aboutira, en l'état, à un effondrement des économies, une récession globale. Il faut se rendre compte de la dépendance phénoménale des USA au pétrole : plus que tout autre pays, le mode de vie, le "mode d'économie" en dépend. Car le mode de vie américain, c'est toujours prendre sa voiture, sans limite, d'ou une infrastructure de transports en commun anémique et une dépendance massive à l'aviation, qui consomme encore plus et sera d'autant moins compétitive. C'est contracter des prêts plutôt qu'épargner, pour consommer plus qu'on ne peut se le permettre maintenant, mais juste ce qu'on pourra (peut être, si tout se passe bien) se permettre l'année prochaine. C'est que comme on n'épargne pas, on compte sur les placements en bourse pour sa retraite, en espérant que la bourse montera (ce qu'elle fait généralement, sur le long terme).

Et comme la manière de fonctionner de l'économie amériaine est associée au mode de vie, elle consiste à compter ne pas envisager autre chose qu'une croissance forte et des profits à chaque trimestre, poussés par la consommation. Du coup, une explosion des prix du pétrole rendrait inefficace l'infrastructure américaine basée sur le transport des marchandises par camions, réduirait le nombre de magasins ou restaurant 24h/24 (car l'électricité coûte alors plus cher), diminuerait les ventes en augmentant le coût du transport (par ailleurs haut du fait de véhicules gros et gourmands) et le coût des produits, abaissant par la même les profits et la croissance, ce qui diminuera à son tour les investissements sur lesquels comptaient les américains, qui ne pourront alors parfois plus rembourser leur prêts, etc. etc. etc.

On peut d'ailleurs lire sur Wikipedia, dans l'article sur l'augmentation des prix du pétrole:

Prior to the runup in fuel prices, many motorists opted for larger, less fuel-efficient sport utility vehicles and full-sized pickups in the United States, Canada and other countries. This trend is now reversing due to sustained high prices of fuel. [...]
For the working class (those who earn a living wage with no benefits), those who have older vehicles averaging less than 20 MPG usually face several alternatives - commuting via public transportation (bus, rapid transit or light rail), carpooling, motorcycling, scootering, bicycling or walking and/or relocation into the inner city if one resides in suburban/exurban areas. [...]
Many businesses are moving away from 24-hour operation (e.g. box stores like Wal-Mart, groceries, convenience stores, restaurants) since the higher prices discourage past lifestyle trends. Some restaurants close their doors at 9 or 11 p.m., and/or neighborhoods known for a 24 hour culture reduce their operating hours. Airlines, trucking and delivery-intensive service businesses (e.g., UPS, FedEx, flowers, gifts, etc.) are introducing fuel surcharges and/or scaling back their operations in an effort to trim spiraling fuel costs.

Ce serait une récession en bonne et due forme au bout du compte, en plus du fait qu'en attendant, l'environnement est largement endommagé par l'économie du pétrole. Peut être que certains américains pensent qu'ils pourront toujours brûler leurs réserves monstrueuses de charbon, mais je ne suis pas très d'accord avec ça :P Je rigole mais cette question de l'économie concerne tout le monde, et de la voie que chaque pays va choisir, aujourd'hui et dans les quelques années à venir, dépend la santé de notre environnement et l'évolution de l'économie mondiale.

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Les classements d'universités (1ère partie)

C'est un thème qui à causé beaucoup de remises en question, et à juste titre puisque c'est un problème absolument fondamental pour le futur de chaque pays ; c'est aussi une question qui me concerne, et me tiens particulièrement à cœur. Quel est le niveau de nos universités ?

Difficultés d'évaluation

Bien sûr on a tendance à penser que les établissements auxquels ont est lié (par l'appartenance, ville, région, pays, langue) sont de bon niveau. C'est humain, et le fait qu'on entende - et ce n'est pas critiquable - toujours plus les faits de gloire de ces universités plus proches de nous ne fait que rendre plus difficile toute velléité d'objectivisme.

Comme pour d'autres choses que l'on cherche à comparer entre pays (systèmes médicaux, politiques, etc.), nous avons tous en tête des relations d'ordre entre universités, qui nous permettent de délimiter de grands groupes d'établissements. On mettra ainsi dans une même catégorie les universités qu'on perçoit comme étant les meilleures. Puis dessous viendra un gros groupe qui contient les universités plus moyennes, et éventuellement ensuite un troisième groupe moins prestigieux encore.

Mais aller plus loin dans les comparaisons n'est pas si évident. De plus, si un anglo-saxon classera mettra certainement Harvard, MIT ou Cambridge dans le groupe des meilleures, un français choisira lui l'ENS et Polytechnique, et oubliera sûrement Stanford. Pareillement, un japonais pensera à Todai, mais certainement pas à Polytechnique et probablement pas à Cambridge. Et bien que certaines universités comme Harvard soient connues mondialement, elles sont rares et se comptent sur les doigts d'une main.

Le problème est que bien qu'il soit surement pertinent de considérer Harvard meilleure que la plupart des autres universités aux USA, les comparaisons avec des universités dans d'autres pays est hasardeuse, et ce pour une bonne raison: ces échelles approximatives qu'on a en tête sont basées principalement sur la réputation. Et la réputation est un critère qui dépend de facteurs qui diffèrent beaucoup entre pays ou régions du globe, et sont surtout d'ordre culturels.

Le classement de Shanghai

Dans un contexte de concurrence mondiale croissante entre universités, l'université de Shanghai publie depuis 2003 un classement, qui a le mérite de comparer 500 universités dans le monde, et donne enfin un moyen d'évaluer les établissement à travers les frontières, sur des critères objectifs qui vont au-delà des différences culturelles.

Dans beaucoup de pays, il a fait l'effet d'une petite bombe, particulièrement dans ceux qui avaient une haute opinion de leur système éducatif: dans la première édition, l'Allemagne se voit gratifiée d'une 48ème place pour leur meilleure université du classement, l'université de Munich, et la France obtient la 72ème place pour l'université Paris 11.

Tout le monde à bien intégré après avoir pris connaissance du classement la suprématie écrasante du système américain, qui rafle 17 des 20 premières places, les anglais récupérant 2 des places restantes, l'université de Tokyo dernière du Top 20 et seule non anglo-saxonne. Mais ne perdons pas notre esprit critique et regardons ce que le document a dans le ventre.

Les auteurs du papier soulignent eux-mêmes des problèmes, graves et beaucoup trop peu évoquées, de leur étude:

There are many methodological and technical problems. Methodological problems include: the proportion of indicators on teaching and services, the weight of per capita performance, the type of institutions (comprehensive or specialized), the language bias in publications, the selection of awards and the experience of award winners. Technical problems include: the definition of institutions, the attribution of publications and awards, and the history of institutions.
L'énumération est suffisamment exhaustive pour résumer grossièrement ce que je reproche au classement, mais encore faut-il savoir à quoi se réfèrent ces phrases guère didactiques. Il faut regarder, pour cerner la nature du problème, quels sont les indicateurs pris en compte par l'étude (part du score total entre parenthèses) :
  • Le nombre d'anciens élèves ayant gagné une médaille Fields ou un prix Nobel. Le nombre est pondéré par un facteur dépendant de la date d'obtention du diplôme (100% pour les années 1990, ..., 10% pour les années 1900). (10%)
  • Le nombre de membres du personnel ayant gagné une médaille Fields ou un prix Nobel en tant que membre de l'institution. Le nombre est aussi pondéré par un facteur dépendant de la date d'obtention du prix (100% pour les années 2000, ..., 10% pour les années 1910). (20%)
  • Le nombre de chercheurs dans l'index ISI Highly Cited Researchers des chercheurs les plus cités. (20%)
  • Le nombre d'articles publiés dans Nature and Science dans les 5 années précédentes. L'auteur principal compte pour 100%, le 2ème 50%, le 3ème 25% et 10% pour les autres. (20%)
  • Le nombre total d'articles publiés et indexés par les index ISI Science Citation Index-expanded et Social Science Citation index (20%)
  • Un facteur de "performance par rapport à la taille" de l'institution. Il est donné par le rapport de la somme pondérée des autres indicateurs, sur l'effectif du personnel enseignant (en équivalent de temps plein). (10%)
Il y a une foule de choses importantes à remarquer en examinant ces critères.

Premièrement, il est choquant de voir que la taille de l'établissement ne compte que pour 10%. En effet, le score de taille est donné par la somme pondérée des autres indicateurs, qui sont tous basés soit sur des individus (élèves ou membres du personnel) soit sur un nombre d'articles, qui est à priori proportionnel au nombre d'individus pouvant publier. Or tout indicateur basé sur des individus devrait logiquement être per capita, alors qu'il n'est per capita "que pour 10%". Ne pas prendre en compte celà est comme regarder le PIB nominal des pays: ça donne une idée des plus puissants, mais pas forcément des meilleurs.

Deuxièmement, 30% du score total est basé sur les médailles Fields et prix Nobel, et cela a une certaine valeur car un Nobel est a peu près le prix le plus prestigieux que l'on peut obtenir, mais comme il n'y a pas de Nobel de mathématiques, on prend le prix le plus prestigieux des maths, la médaille Fields.

Mais ces prix souffrent de défauts de non-représentativité:
  1. La médaille Fields n'est que pour des chercheurs de moins de 40 ans au moment du prix ; les mathématiciens de plus de 40 ans ne comptent donc pas ?
  2. Les Nobels sont parfois controversés, avec des grands scientifiques jamais récompensés, et est un enjeu politique, donc sujet à influences, lobbies, et l'établissement d'une drôle de caste des "nobélisables".
  3. Il faut également noter que l'on compte dans ces indicateurs le nombre de lauréats ; mais avant les années 50, pratiquement tout les nobels étaient seuls, alors que les dernières décennies récompensent souvent 2 ou 3 lauréats. C'est pourquoi l'institut Nobel considère que ce sont de moitiés ou tiers de prix, alors que l'étude les comptent en entier. Ce qui établit une prise en compte encore plus faible des Nobels plus anciens, et surtout gonfle artificiellement des établissements ayant été récompensés pour toute une équipe : une découverte d'une équipe de 3 personnes comptera de facto 3 fois plus qu'une découverte d'une, et si les 3 sont du même établissement, récompensera triplement cet établissement.
Troisièmement, la prise en compte des articles se fait par les publications dans Nature et Science, qui sont deux journaux de langue anglaise, édités par des anglais. Le problème n'est pas que l'anglais est la langue de communication internationale, il en faut bien une. Mais cela biaise tout de même les résultats profondément, la recherche se faisant dans toute langue importante qui a développé et/ou emprunté des lexiques spécialisés permettant de publier des papiers. La langue est un problème profond, beaucoup plus important que les bilingues peuvent le penser et dont il ne faut pas sous-estimer l'importance.

De même que pour le nombre de lauréats de prix, le nombre d'auteurs des articles peut de plus également sur-récompenser les grosses équipes : un papier dans Nature ou Science publié seul comptera pour 100%, à deux pour 150%, à quatre pour 185%. Dans les faits, les papiers étant souvent publiés par des membres d'une même université, l'impact est assez important sur cet indicateur.

Quatrièmement, les mathématiques sont sous représentées et mal représentées. Le fait que les médailles Fields ne peuvent être attribuées qu'à des chercheurs de moins de 40 ans y contribue. De plus, les recherches en mathématiques sont par essence plus théoriques et donc moins profitables, il y a ainsi moins de crédits, moins de chercheurs, moins de recherches et moins de papiers faits en mathématiques que dans des disciplines commes la chimie, la biologie ou la médecine. Par exemple pour les chercheurs les plus cités, il y en a au total 334 pour les mathématiques, mais 390 pour la seule microbiologie.

Cinquièmement, le classement prend en compte un peu de passé, plus de présent, mais suivant des critères douteux. On l'a vu avec le nombre moyen de lauréats de médaille Fields et prix Nobels qui a changé au cours du siècle, mais touts les indicateurs sont aussi pondérés par un coefficient inversement proportionel au temps d'obtention du prix ou de la publication de l'article. Au final, le classement n'est ni un classement moderne, ni un classement sur le dernier siècle, mais un hybride dont on a du mal a évaluer la porté à cause de l'incertitude dûe à la méthodologie.

Sixièmement, seule l'élite de la recherche est prise en compte. C'est le cas pour les prix Nobels, les médailles Fields, qui sont plus que l'élite de l'élite et ne récompenssent pas même des chercheurs extrêmement importants qui ont simplement été eclipsés par d'autres chercheurs extrêmement importants. C'est le cas pour les publications de Nature et Science dans une autre mesure toujours très restrictive. Et si l'on regarde un peu plus loin qui se trouve dans les index de chercheurs les plus cités pris en référence, on se rend compte que ce sont des index fortement restrictifs aussi. Ainsi l'Université de Nice compte pour un seul chercheur, l'INRIA pour 2, le CERN pour 8, l'université Pierre et Marie Curie pour 9, l'université de Tokyo pour 31, MIT pour 75, Berkeley pour 84 et la seul Harvard Medical School pour 52 (plus 82 pour Harvard university, 9 pour Harvard business school, ...).

Septièmement, seul la recherche est prise en compte, et absolument pas l'enseignement. C'est très clairement un classements d'établissements de recherches, pas juste d'"universités", même si dans le système anglo-saxon c'est la même chose.

Tout cela fait lourd pour un classement qui a eu autant d'impact. En résumé, le classement va constamment dans le sens de favoriser les recherches récentes, les grosses équipes, les disciplines dont les communautés publient beaucoup, les établissement élitistes, les établissement de recherche, les établissements à fort effectif, et les établissements anglophones basés sur le système américain en général.

La suite dans un prochain post, où on essayera de compléter cette critique par une approche plus constructive.

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Pourquoi les américains sont-ils détestés ?

Question facile à priori. Mais peut-être pas si facile pour certains américains. N'avez vous jamais entendu ces témoignages d'amis revenant des états unis, rapportant que certains américains se demandent réellement pourquoi on les hait tant alors qu'ils sont si généreux ? J'en ai entendu plus d'un, vu plus d'un sur Youtube et compagnie.

En filtrant les bêtises dites par Ahmadinejad dans son discours à l'ONU, on trouve d'ailleurs une petite liste des faits reprochés. Alors petit rappel ou retour à la réalité, récapitulons quelques actions de cette glorieuse période de l'histoire des États-Unis d'Amérique:

Et j'en ai sûrement oublié pas mal... Il y a un sacré montage vidéo à faire, montrant et alternant les paroles évangéliques et voulues comme exemplaires des dirigeants américain, et les scènes d'abus totalement immoraux, les bafouages des lois internationales, les guerres et autres massacres, ...

Comme pour d'autres communautés tels les musulmans qui sont discrédités, et souffrent au quotidien d'un regard non mérité, à cause d'un petit nombre d'islamistes radicaux, je plains tout ces américains qui ont honte de ces exactions et sont malheureusement assimilés à une certaine image, nouvelle, des USA.

Allez Amérique, secoue-toi !

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